✓ Conforme LCCJTI (Québec) ✓ Chaîne de preuve SHA-256 ✓ Horodatage RFC 3161 ✓ Hébergement Canada

Fondements juridiques de la
preuve numérique au Québec

La notification par moyen technologique est reconnue par le droit québécois lorsque certaines conditions sont remplies. Signifio est conçu pour satisfaire ces exigences.

Textes applicables

Code de procédure civile — Art. 133

« La notification peut être faite par tout mode approprié qui permet à celui qui la fait de constituer une preuve de la délivrance, de l'envoi ou de la transmission du document ou de sa publication [...] y compris par un moyen technologique. »

LCCJTI — Art. 5

« La valeur juridique d'un document [...] n'est ni augmentée ni diminuée pour la seule raison qu'un support ou une technologie spécifique a été choisi. »

LCCJTI — Art. 6

« L'intégrité du document est assurée, lorsqu'il est possible de vérifier que l'information n'en est pas altérée et qu'elle est maintenue dans son intégralité [...] »

LCCJTI — Art. 7

« Il n'y a pas lieu de prouver que le support du document ou que les procédés [...] assurent l'intégrité du document, à moins que celui qui conteste le document n'établisse [...] qu'il y a eu atteinte à l'intégrité du document. »

Comment Signifio satisfait ces exigences

Preuve de transmission (art. 133 C.p.c.)

Journaux SMTP complets + confirmation du serveur destinataire. Message-ID, codes de statut et horodatage de chaque étape.

Intégrité du document (art. 6 LCCJTI)

Empreinte SHA-256 calculée au moment de l'envoi + chaîne cryptographique qui détecte toute modification ultérieure.

Identification de l'émetteur

Signature RSA-4096 de chaque preuve + vérification DKIM et SPF sur les envois. L'origine est cryptographiquement prouvée.

Horodatage vérifiable

TSA RFC 3161 par autorité tierce indépendante (DigiCert). Date et heure certifiées vérifiables sans Signifio.

Conservation dans le temps

Stockage immutable + audit trail complet. Les preuves sont préservées dans leur intégralité pendant toute la durée de conservation.

Présomption d'intégrité (art. 7 LCCJTI)

La charge de preuve est inversée — c'est à la partie contestante de démontrer une atteinte à l'intégrité. Pas à vous de prouver qu'il n'y en a pas eu.

Comment une preuve numérique est évaluée en pratique

Les tribunaux évaluent une preuve numérique selon trois critères principaux :

1. Intégrité — Le document n'a pas été modifié depuis sa création (empreinte SHA-256).
2. Fiabilité du procédé — Le mécanisme de génération est reproductible et vérifiable (signature RSA + TSA).
3. Traçabilité — Les opérations effectuées sont journalisées et auditables (chaîne de preuve).

Signifio est conçu pour satisfaire ces trois critères par des mécanismes cryptographiques ouverts, vérifiables et reproductibles par un tiers indépendant.

Cycle de vie d'une preuve Signifio

1. Création du message — contenu figé par l'émetteur
2. Calcul de l'empreinte cryptographique (SHA-256 du contenu + PJ)
3. Signature numérique de l'émetteur (RSA-4096)
4. Horodatage certifié par autorité tierce (TSA RFC 3161)
5. Transmission et journalisation serveur (Message-ID, SMTP status)
6. Chaînage avec preuve précédente (hash du maillon n-1)
7. Archivage immutable (append-only, protection système)
8. Export vérifiable (PDF / JSON / ZIP) à tout moment

Chaque étape est liée cryptographiquement à la précédente. Le résultat est un objet probatoire unique, vérifiable sans dépendance à la plateforme.

Limites et recommandations

Infrastructure de preuve, pas avis juridique

Signifio fournit les mécanismes techniques de preuve. Le service ne constitue pas un avis juridique et ne remplace pas les conseils d'un avocat.

Validité dépend du contenu et du contexte

La validité d'une notification dépend aussi de son contenu, du contexte et des obligations légales spécifiques. Le contenant ne dispense pas du contenu.

Significations judiciaires formelles

Pour les significations exigées par le tribunal dans une procédure déjà engagée, consultez un avocat. Certaines significations exigent un huissier.

Variation selon les juridictions

Le cadre juridique décrit concerne le Québec. Pour d'autres juridictions, vérifiez les exigences applicables. Nous recommandons une validation juridique indépendante.

Conservation des preuves

Durée par plan

Plan gratuit : conservation 30 jours. Plans payants : conservation permanente tant que le compte est actif. Export disponible à tout moment.

Immutabilité technique

Protection au niveau système d'exploitation (chattr +i). Même un administrateur ne peut pas modifier ou supprimer un fichier de preuve après création.

Continuité de service

En cas de fermeture du service, préavis de 90 jours minimum + export complet gratuit. Les preuves restent vérifiables de façon autonome.

Indépendance des preuves

Les signatures RSA et horodatages TSA sont vérifiables sans Signifio, par n'importe quel expert ou outil standard. Pas de vendor lock-in probatoire.

Situation critique : quand le cadre juridique devient déterminant

Contexte : Un propriétaire envoie un avis de hausse de loyer par email. Le locataire conteste au TAL en affirmant ne rien avoir reçu. Le propriétaire présente une impression de l'email.

Problème juridique : Le tribunal applique l'art. 133 C.p.c. : la notification technologique est valide uniquement si elle permet de « constituer une preuve de la délivrance, de l'envoi ou de la transmission ». Une impression d'email ne satisfait pas ce critère — le contenu est modifiable, la date n'est pas certifiée, la transmission n'est pas prouvée.

Avec Signifio : Le propriétaire présente un certificat PDF avec journaux SMTP (preuve de transmission), empreinte SHA-256 (preuve d'intégrité du contenu), et horodatage TSA (preuve de date). L'art. 7 LCCJTI établit une présomption d'intégrité — c'est au locataire de démontrer une atteinte. La notification est jugée conforme.

Ce que la loi ne prescrit PAS

Comprendre les zones de liberté pour mieux choisir sa méthode

Aucune technologie imposée

L'art. 5 LCCJTI affirme la neutralité technologique. La loi n'exige pas SHA-256 spécifiquement — elle exige la vérifiabilité de l'intégrité. Le choix de SHA-256 est un standard industriel, pas une obligation légale.

Pas de certification obligatoire du fournisseur

Aucune accréditation gouvernementale n'est requise pour fournir un service de notification technologique. La loi évalue le procédé technique, pas le statut du fournisseur.

Pas de durée de conservation prescrite

La LCCJTI exige le maintien de l'intégrité, pas une durée spécifique. Les délais de prescription applicables (3 ans en général, art. 2925 C.c.Q.) guident la durée raisonnable.

Pas de garantie d'admissibilité automatique

Aucun procédé technique ne garantit l'admissibilité en toutes circonstances. Le tribunal conserve son pouvoir d'appréciation. La présomption de l'art. 7 facilite mais ne garantit pas.

Scénario complet : contestation de preuve numérique en cour

Phase 1 — Dépôt de la preuve
Le demandeur dépose le certificat PDF Signifio en preuve documentaire. Le document contient : contenu figé, empreinte SHA-256, horodatage TSA, journaux SMTP, signature RSA.

Phase 2 — Objection de la partie adverse
L'avocat adverse soulève l'art. 6 LCCJTI : « l'intégrité n'est pas démontrée — c'est un simple PDF que n'importe qui peut créer ».

Phase 3 — Application de l'art. 7 LCCJTI
Le juge rappelle que l'art. 7 établit une présomption d'intégrité. C'est à la partie qui conteste de démontrer une atteinte concrète. La simple affirmation ne suffit pas.

Phase 4 — Vérification technique (si demandée)
Si l'objection persiste, un expert peut vérifier : recalcul SHA-256, validation signature RSA, vérification TSA auprès de DigiCert. Tous les éléments sont vérifiables indépendamment.

Phase 5 — Décision
En absence de preuve concrète d'atteinte à l'intégrité, la présomption de l'art. 7 s'applique. Le document est admis en preuve.

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